Lettres Afghanes

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Lettres Afghanes

Khalice Jade & Outhman Boutisane


Collection :
Electrons Libres

Synopsis :

Lettres afghanes est une correspondance à la fois sensuelle, amoureuse et déchirante, elle est l’appel au secours de deux cœurs amoureux. Ce qui parait normal, mais là n’est pas du tout le cas pour les héros de : Lettres Afghanes. Lui, étranger vivant ailleurs dans un pays entouré de la méditerranée et de l’atlantique, elle afghane, de Kaboul. La guerre, la religion, les mœurs, les coutumes, l’éloignement, ont creusé un abime plus profond que l’éloignement géographique.  Pour dire leur mal-vie, leur mal-être, pour défendre cet amour interdit seul l’imagination et l’écriture les font se rejoindre.  Leurs plumes, tantôt émouvantes, tantôt désespérées tantôt elles chantent l’espérance, font échos aux cris de leurs entrailles, au-delà des montagnes rocailleuses du Noshaq, de la Band-e-émir et  des profondeurs marines !

Extraits :

1 :

…J’ai écrit cette lettre dans mes rêves, là où je m’envole librement comme un nuage dans la pureté et l’innocence de tes yeux. Maintenant, que nos mots traversent l’océan, le désert et les montagnes, laisse-moi le droit de loger ton ombre  invisible.  Laisse-moi  chanter  ton  nom  entre  ces  murs  blafards.  Ton souffle qui me vient de cet ailleurs sombre et mystérieux, crée au tréfonds de moi une sensation d’ivresse. Je meurs dans l’ivresse loin de ce ciel, bas et lourd. Il y a de la pluie dans tes mots. Une pluie fine arrose la sécheresse de mon inspiration. Inutile de te dire combien est grande mon admiration.

Combien  est  profonde  ma  soif.  Toi,  ciel  d’azur  aux  nuages  argentés flottant sur la mer émeraude, immense, plus unie et plus pure que les miroirs de la neige.

2 :

« Je ne suis plus qu’une pensée mon noble Étranger… »

Par le tout puissant, je ne te fuis pas ! C’est tout simplement que je ne suis plus qu’un fantôme qui erre dans tes souvenirs.

Suis mes pas sans trace dans l’opacité de mon absence et va sur la hauteur de la corniche, tu entendras ta méditerranée, te rapporter les échos de mes pleurs et soupirs, car je les ai noyés dans le bleu de la « Band-e Amir et sur les montagnes rocailleuses, là-bas derrière   Kaboul, juste au virage du chemin le plus  escarpé,  est  suspendue  l’éternité  de  mon  amour  pour  toi,  Ô  mon  bel Étranger !