L’aventure Guinéenne

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L’aventure Guinéenne

Soana


Collection :
Electrons Libres

Synopsis :

Histoire souvent drôle, parfois tragique ou émouvante qui relate l’amour d’une jeune fille pour un très beau jeune homme, amour interdit par son père car celui–ci avait le malheur d’être métis, et qu’elle n’a jamais pu oublier C’est aussi le très grand attachement de cette même jeune fille pour un pays qu’au début pourtant elle refusait de connaître. Sa très profonde affection pour Marie, jeune femme guinéenne si courageuse qu’elle force l’admiration. La rencontre avec Djibril, petit « bana bana » sans lequel la famille aurait connu de graves difficultés, et surtout l’amour et une profonde reconnaissance pour le Docteur Diallo sans lequel elle ne serait pas en train de raconter tout cela aujourd’hui. L’aventure guinéenne n’est pas une fiction tout y est vrai et beaucoup de personnes citées dans cette biographie sont encore en vie aujourd’hui, excepté le Dr. Diallo, le ministre Dr. Conté Saidou, et l’époux de Marie.

Extraits :

Comme à l’accoutumée nous attendions Djibril qui, chaque jour, nous apportait nos fruits et légumes directement du marché. Les jours passaient, et pas de Djibril ! Je me rendis donc à son domicile et sa femme me raconta qu’elle était très inquiète, car il avait été pris dans une rafle et allait partir au camp Alpha Yaya ! En ces temps difficiles, toute personne qui n’était pas porteuse d’un certificat de travail en règle, document qu’elle devait toujours avoir sur elle, était arrêtée, gardée 3 jours au poste de police, puis envoyée au camp en principe pour des travaux dits « d’utilité publique » et bien heureux ceux qui en revenaient ! C’est alors que je commis un acte qui fit frémir mon père lorsque je le lui avouai. À cette époque, je travaillais encore à l’inspection académique comme secrétaire de direction. Mon employeur, l’inspecteur Fofana étant absent, je décidai de rédiger un faux certificat de travail sur notre papier à en-tête, appliquai le tampon, allant jusqu’à imiter sa signature. Je le remis au vaguemestre en lui recommandant de le remettre en mains propres au commissaire de police. Ce document précisait que Djibril était employé comme coursier par l’inspection académique. Il était temps ! Le camion qui devait conduire les « raflés » était attendu dans la journée ! Lorsque mon patron revint, c’est assez inquiète de sa réaction que je dus bien lui avouer mon acte, au cas où la police déciderait de vérifier l’exactitude du document.