Gwladys Sarie

Gwladys Sarie

Collection :
Imaginaire

Quelques mots sur Gwladys Sarie

Je n’ai pas et n’ai pas eu une vie trépidante. Je n’ai pas fait le tour du monde dans la réalité, je l’ai fait cent, peut-être mille fois, à travers les livres. Je suis allée en Allemagne lors d’un échange linguistique au collège, un ou deux jours en Espagne – facile, je ne vis pas loin de la frontière. Arrivée à l’âge adulte, j’ai essayé de faire des études de lettres classiques, puis d’infirmière, ça n’était pas pour moi. J’ai vécu six mois en Irlande et j’en garde un bon souvenir, puis j’ai travaillé dans un centre d’appels et ça a été un cauchemar. Heureusement, j’avais l’écriture comme moyen d’évasion. Ce boulot m’a tout de même permis de faire un voyage au Japon, un rêve qui me titillait depuis des années.

J’ai fait plein de petites choses dans ma vie réelle, des choses classiques, comme obtenir le bac. J’ai travaillé dans des écoles et passé le CAP petite enfance, croyant sincèrement à l’époque que travailler avec les enfants était mon job de rêve.

L’écriture dans tout ça ? Elle a toujours été là, depuis ma plus tendre enfance. Je le reconnais, c’est une vocation. J’écris, même si ce n’est que pour moi, parce que c’est ma seconde nature. Je n’ai pas besoin de reconnaissance pour écrire, comme on n’a pas besoin de reconnaissance pour respirer. J’écris.

Sinon, je vis dans une petite maison avec mes chats, mes canards, mes poules et mon lapin. J’ai un petit jardin en permaculture qui se débrouille tout seul, aidé par plein de petits auxiliaires. J’écris à un petit bureau agrémenté de deux cagettes solides qui me servent d’étagères, avec une tasse de thé ou d’infusion chaude dans un coin et une chatte bengale dans un autre.

Ma vie réelle est assez « plan-plan », ma vie imaginative bien plus riche. Je cherche à mener une vie heureuse et de sourire tous les jours. C’est encore mieux si je peux partager ce bonheur avec les autres.